Les 12 rêves de Michaël

15 juillet 2008

Les 12 rêves de Michaël

Nous connaissons tous les 12 rêves de Michaël :

Rêve premier : Michaël porte un pagne pour cacher une tâche sur son jean, car il est sur une île.
Rêve deuxième : Un beau rêve (C'est le deuxième).
Rêve troisième : Michaël nage dans une armure waterproof.
Rêve quatrième : On lui dit d'être discret comme un œuf, mais un œuf dans une baignoire, ce n'est pas discret.
Rêve cinquième : Michaël porte un prénom portugais, mais on ne sait pas lequel.
Rêve sixième : Michaël va au Portugal.
Rêve septième : Un chaton.
Rêve huitième : Michaël saute d'une cascade.
Rêve neuvième : Oh ! Un porte-manteau remplacé par une galette à la frangipane ?!
Rêve dixième : Comme le rêve premier, sauf que la Terre est une chupa chups mentholée et que les bananiers sont remplacés par des disques vinyles (donc, impossible de fabriquer de pagne)
Rêve onzième : Michaël a de la limaille de fer dans la gorge, ce qui lui donne une voix ferrée.
Rêve douzième :

Mais qui est vraiment Michaël ? Que s'est île passé sur cette île ? Qu'est il arrivé après le saut de la cascade ? Le chaton est-il portugais ? Et pourquoi douze ?

La mythologie n'a gardé que l'intitulé des rêves, mais ensemble, nous pouvons reconstruire la véritable histoire !

Le principe du jeu est simple :
- Vous choisissez votre rêve de Michaël préféré, mais ne le communiquez à personne
- Vous racontez sur ce blog le rêve en question, de la façon dont il vous plait de le faire : bande dessinée, pièce de théâtre, essai philosophique. Il est nécessaire de le faire sur ce blog sous l'identité de Arnaud Nîmes (Identifiant : "Arnaud Nimes" - Mot de passe : communiqué sur le forum de titefrog). La seule chose obligatoire est de faire référence au nombre 12 (Pour des besoins évidents de numérologie, il s'agit quand même d'un mythe)
- Lorsque tous les participants auront réalisé leur œuvre, chaque joueur doit déterminer qui a écrit quoi (ce qui se fera sur le forum)

Une fois que tout le monde a émis ses hypothèses, chacun révèle ce qu'il a fait. On gagne un point pour chaque hypothèse correcte, et on perd autant de point que de participant ayant découvert votre identité secrète.

Le joueur qui a le plus grand nombre de points gagne alors le titre de grand gourou des rêves de Michaël, qui comprend, en plus du titre honorifique, 5 points au "gratte-toi l'oreille à 13h10" et un point Godwin, à échanger dans n'importe quelle station service Esso.

A titre d'exemple, Marc Thompson a rédigé le deuxième rêve.

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12 juin 2008

Rêve douzième

Rien.
Ce douzième rêve est vide, complètement vide, désespérément vide. Le néant total, de la fumée, de la poussière. Tellement absent que l'on pourrait parier gros que ce rêve n'existe pas et que le onzième rêve était le dernier rêve. Mais parier gros sur se rêve serait disproportionné : ce rêve est insignifiant.
Rien.

Rien.
Pourtant, Michaël rêve. C'est le dernier rêve. Même s'il semble absent, même s'il n'est rien, rien de plus que du rien, il est là. Le douzième et dernier rêve, juste avant le réveil. Peut-être un prémisse à la journée vide qui l'attend ?
Rien.

Rien.
Rien. Que dalle. Que tchi. Nada. Nothing. Peau de zébi.
Rien.

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10 juin 2008

Rêve dixième

 P8020003

Mickael a abusé des pilules d'ecstasy, il voit des choses étranges... D'ailleurs, ces disques vinyles ne seraient-ils pas de Laurent Garnier et d'Aphex Twin ?

Indice:
celui qui a écrit cette note est secrètement amoureux d'Abricot.

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09 juin 2008

Rêve neuvième

Michaël fut chez lui quand le téléphone sonna. Il répondit. Son interlocuteur fût son porte-manteau qui voulu lui faire souscrire un abonnement au Figaro. Soucieux de savoir sur quoi reposa sa veste, il se rendit jusqu'à l'entrée de son appartement et découvrit avec étonnement que sa veste était accrochée à une galette à la frangipane. Il tomba dans un thé et fût bien contrarié par cela. Fin.

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08 juin 2008

Rêve huitième

Tu connais l'histoire de "plouf Michaël" ?
Eh ben, c'est Michael, il est en haut d'une cascade et là "plouf Michael"!
Hum! hum!
Jolies chaussures ?

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07 juin 2008

Rêve septième

Tout le monde connait la légende de Mick
Qui racontait à tous ce qu'il avait vécu :
Il fabulait partout douze histoires épiques,
Si naturellement que bien peu ne l'ont cru.

L'un de ces beaux mensonges est plus particulier ;
Même si des songes de la nuit il relève
Il n'est que poésie, et pour vous le prouver,
C'est en alexandrins que s'écoute ce rêve.

Il était une fois un chaton qui naquît
D'une chatte et d'un Dieu. Par amour pour l'enfant
Le Dieu, c'est bien normal, lui donna douze vies.
Mais il ne vécut pas douze fois plus de temps.

Et dès ses premiers jours, il était adopté
Par un couple tranquille, qui malheureusement
N'avait pu s'empêcher de vouloir un bébé.
Et le chat fut tué, étouffé par l'enfant.

Sa deuxième vie prit effet à l'instant,
Il apparut dès qu'il eût fini de mourir.
Arriva un jeudi, Mickael eût six ans.
Le cadeau qu'il reçut ne pouvait pas souffrir :

Il aurait beau taper, ce n'était qu'un ballon.
Et pourtant Mickael dût frapper un peu fort !
Quand la balle il alla chercher dans les buissons,
Elle avait assommé ce petit chaton mort.

A douze ans Mickael, qui avait déjà fait
Bien du malheur au chat sans en être conscient,
Voulut un animal, qu'il ne pourrait tuer.
"Il devra être gros" se dirent ses parents.

Ils choisirent ainsi un beau berger allemand ;
Mais tout le monde sait ce qu'un chien fait d'un chat !
Comme ce qui doit être ne peut être autrement
Le chien croisa le chat, et en fit son repas.

Quand Mickael quitta l'enfance à 18 ans
Le chaton fut content, et pouvait espérer
Qu'il ne subirait plus les erreurs de l'enfant.
Mais il mésestimait son instinct meurtrier !

Armé d'une carabine, il visait les moineaux,
Les pigeons, les corbeaux, et parfois les alouettes.
Mais tout le monde sait qui mange les oiseaux...
C'est le chat à côté qui s'en prit plein la tête.

Puis vint pour Mickael le moment de partir,
De quitter ses parents, fonder une famille.
Plein de petits enfants qui, cela va sans dire,
Tueront aussi des chats, ou alors des gerbilles.

Tout heureux du départ, l'animal jubilait
Et pour bien le montrer, se frottait aux cartons.
Au moment de partir, comme il se prélassait,
Le pauvre malchanceux passa sous le camion.

La sixième vie du chat n'était pas reluisante :
Il errait dans la rue, personne n'en voulait...
Il déprimait très fort, suivait la sale pente,
Et songeait par moments à se suicider.

Mickael arrosait son immeuble très cher.
Lorsque lui échappa son Château Duplessis,
La bouteille se brisa et les morceaux de verre
Virent percer le chat de multiples saillies.

Puis l'animal fut pris, volant la nourriture
Dans un appartement fraîchement rénové.
C'est pendant qu'il lapait dans un pot de peinture
Que Mickael, furieux, attrapa son balai.

Sentant la mort venir, le chat quitta la place
Par la première issue. Comme il n'était pas haut
Il sauta la fenêtre, mais la mauvaise hélas !
Finit dans la rivière, englouti par les eaux.

Peut-on rester comblé, être un bon chat pépère
Quand ses deux proprios, Mickael et sa femme
Se balancent des fions, des "rentre chez ta mère",
Quand volent les couverts, la vaisselle et les lames ?

Et quand les cris annoncent une séparation
Il arrive parfois qu'entre un oeuf et les blettes
Vienne, sans prévenir, la réconciliation
Autour du petit chat, tué par une assiette.

Pas facile, on dirait, d'être célibataire !
Où est cette chaussette, comment cuire une andouille ?
Abandonné de tous, Mickael désespère
De n'savoir où vider l'eau qu'il y a dans ses nouilles.

Pourquoi dans la cuisine avons nous trois poubelles ?
Où jeter les conserves, où vont les épluchures ?
Et le carton qui miaule, chimique ou naturel ?
Peu importe qu'il griffe, direct au vide-ordures !

Quelques années plus tard, Mickael, toujours seul
S'en sortait un peu mieux avec son quotidien.
Le balai, la vaisselle n'étaient plus des puzzles
Dans son petit studio que comblait son félin.

La maladresse alors ne put être invoquée
Et surtout pas la haine, vous auriez vu sa tête,
Quand un matin de mars, alors qu'il repassait
Le fer lui échappa, et aplatit la bête.

La retraite arriva, la maladie avec.
Mickael oubliait de plus en plus souvent,
De rapporter un livre à la bibliothèque,
De prendre son courrier, ou ses médicaments.

Il fut alors l'auteur d'une triste expérience :
Manquant un rendez-vous qu'il avait tous les soirs,
Il constata qu'un chat de maigre consistance
Ne pouvait vivre vieux sans manger ni sans boire.

On ne sait pas vraiment comment le chat vécut
La mort de Mickael, emporté par le temps.
On le voyait pourtant, l'assassin disparu,
Sa douzième vie vécue tranquillement.

Mais est-ce la tristesse, ou encore les remords ?
Quelle qu'en soit la raison, en face du linceul,
Bien des années plus tard on se demande encore
Comment fit le chaton pour se pendre tout seul.

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04 juin 2008

Rêve quatrième

    Ce matin-là Gregor Samsa se réveilla avec une affreux mal de crâne. Il se rendit à la salle de bain et fut bien obligé de constater l'évidence : sa baignoire fuyait. Il essaya avec quelques mouvements grotesques et désespérés de la rattraper, mais il n'y avait rien à faire, sa baignoire courait beaucoup plus vite que lui. Découragé, il se regarda dans le miroir et constata que sa barbe avait encore poussé de trois centimètres durant la nuit. C'est à ce moment précis qu'il se rappela qu'il ne s'appelait pas Gregor Samsa. Il avait dès lors à résoudre un effroyable dilemme : allait-il appeler le coiffeur ou le plombier ? Il finit par se décider à appeler le plombier, pensant qu'il pourrait sans doute lui fournir un bon tuyau. Il composa le numéro et attendit. Au bout du fil, une voix masculine dit : « accroche toi un pinceau j'enlève l'aisselle.

- je vous appelle parce que ma baignoire fuit.

- Vous avez essayé de l'attraper au lasso ?

- Je n'ai pas de disque de Gloria Lasso chez moi.

- C'est embêtant.

- Je ne le vous fais pas dire.

- Qu'est-ce qui est le plus fort : l'écrevisse ou la langouste ?

- ça dépend si on joue sur gazon ou sur terre battue.

- Hum, je vois. Vous habitez chez vos parents ?

- Non, chez ma grand-mère.

- Ne bougez pas j'arrive tout de suite.

Deux secondes et un centième plus tard, le plombier sonnait à la porte. Gregor Samsa qui s'appelait en réalité Michael lui ouvrit la porte et lui indiqua poliment la direction de la salle de bain.

« Ne vous dérangez pas j'ai l'habitude. »

Michael se demanda néanmoins pour quelle raison le plombier avait revêtu un déguisement de Fantômette.

Quelques nano-secondes plus tard, le plombier faisait irruption dans la salle à manger de Michael en tenue de batracien.

« C'est beaucoup plus grave que ce que je pensais! Il ne s'agit pas d'une simple fuite de baignoire, mais de la fuite du temps!

- Que faut-il faire ?

- Moi je ne peux rien faire pour vous, mais j'appelle une collègue. »

Se saisissant de son portable, le plombier fit un numéro de clown avant de se décider enfin à appeler sa collègue.

« Allo ? La Martine ? Oui ? Comment ? Tu es en voyage ? À la mer ? À la ferme ?

-...

- Comment ça ferme ta gueule ? Non, écoute la Martine, j'ai une fuite de temps chez un client là, j'aurais besoin de ton aide...

- ...

- Bon, écoute, le temps que tu te décides pour savoir si tu viens en bicyclette, en avion, en cheval, en bateau ou sur l'âne Cadichon, je fais quoi ?

- ...

- Rien ? Bon, d'accord. »

Le plombier raccrocha son portable qui n'était pas branché et resta immobile comme une statue de sel qui a oublié de repasser le linge. Au bout de trois quarts d'heure, on sonnait à la porte. C'était la Martine qui avait perdu son chien. Aussitôt entrée, elle adressa la parole à Miohael :

« Excusez moi, auriez vous un oeuf ?

- Un neuf, non, en revanche j'ai une clef de douze.

- Vous êtes vraiment une huître! Je vous demande un oeuf, pas un neuf!

- C'est pour faire une omelette ?

- Mais non enfin, c'est pour arrêter la fuite du temps! Enfin de toute façon peu importe, vous allez vous mettre dans la baignoire et vous allez faire l'oeuf. Vu le crâne que vous avez, ça ne devrait pas être bien difficile! »

Là-dessus la Martine sortit sa trousse à pharmacie et se mit à chanter en uruguayen :

« Petite baignoire!

Petite baignoire!

Tu as peur du noir!

Viens me retrouver!

Je saurai t'aider! »

La baignoire apparut sur le seuil de la salle de bain, la Martine l'attrapa avec sa bande velcro et se mit à crier : « Allez-y! Sautez dans la baignoire et faites l'oeuf! » Michael sauta dans la baignoire et essaya de faire l'oeuf. Mais comme il ignorait s'il devait être sur le plat, à la coque ou brouillé, il se trouva fort décontenancé.

« Mais essayez donc d'être discret! Je vais tenter une invocation au temps. »

La Martine se mit une couronne de laurier sur la tête, saisit une lyre à trois cordes et se mit à chanter sur l'air de la Paimpolaise :

« ô temps suspends ton vol! »

Le temps arriva à tire-d'aile et se posa sur l'abat-jour. C'est alors qu'il fut happé par Michael qui était devenu rond comme un oeuf et qui attirait irrésistiblement tout ce qui était autour. Michael sentit que l'univers entier se retrouvait à l'intérieur de l'oeuf qu'il était devenu. Bientôt il ne susbsista plus rien de la terre, de la lune, du soleil et des étoiles. Michael poussa un soupir de satisfaction et resta seul dans le noir jusqu'à ce que la lumière se rallume.

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03 juin 2008

Rêve troisième

Norvège. Dans le Sognefjord. 12 heures du soir, minuit quoi.

Mick dort mais se voit plonger dans l'eau glacée du fjord. Comme chacun sait, l'eau y est douce mais froide pour ne pas dire glacée. Alors Mick, pas forcément très courageux et cela même dans ses rêves, très prévoyant n'a pas oublié son armure. Waterproof l'armure, il ne faudrait pas que ça rouille parce qu'il a une parade à faire à l'autre bout de l'Europe tout à l'heure, dans la Renaissance. Seulement, une armure c'est un peu lourd... Mick coule.

Bloup bloup.

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02 juin 2008

Rêve deuxième

Un beau rêve (c'est le deuxième)

Bonjour.

Je suis Mar... Arnaud Nîmes.

Michaël m'a raconté son deuxième rêve, le voici :

Une femme, cheveux blonds, forte poitrine, fait la vaisselle.
Une deuxième femme, cheveux bruns, forte poitrine, lave les vitres.
Une troisième femme, cheveux châtains, forte poitrine, fait du repassage.
Une quatrième femme, cheveux roux, forte poitrine, fait la cuisine.
Une cinquième femme, cheveux noirs, forte poitrine, passe l'aspirateur.
Une sixième femme, cheveux gris, forte poitrine, passe la serpillère.
Une septième femme, cheveux rouges, forte poitrine, étend le linge.
Une huitième femme, cheveux blancs, forte poitrine, met le couvert.
Une neuvième femme, cheveux poivre et sels, forte poitrine, accueille les invités.
Une dixième femme, chauve, forte poitrine, nettoie les toilettes.
Une onzième femme, cheveux jaunes, forte poitrine, sort les poubelles.
Une douzième femme, cheveux roses, forte poitrine, sort le chien.

Ah, quel beau rêve !

Posté par Arnaud Nimes à 23:45 - - Commentaires [4] - Permalien [#]